Archive for the 'Le petit Nicolas Sarkozy vendu à TF1 et à leurs amis' Category

Etienne Mougeotte et Nicolas Sarkozy sont des copains

L’Express, le 3 mai 2007. page 26… Sans commentaire…

« Conseils de sage

Le vice-PDG de TF1, Etienne Mougeotte, qui va quitter la chaîne, pourrait hériter d’un rôle de conseiller officieux auprès de Nicolas Sarkozy, si ce dernier gagnait. L’artisan de la réussite de TF1 interviendrait ponctuellement sur les questions audiovisuelles. »

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Elections présidentielles : les puissances médiatiques à la solde du petit Nicolas ces derniers jours. Décryptage

L’éditorialiste et chroniqueur Guy Birenbaum a 1000 fois raison : depuis la fin du débat télévisé Ségolène Royal – Nicolas Sarkozy, la machine médiatique s’est renforcée pour nous faire croire que le résultat des élections est plié d’avance. C’est d’abord un sondage Opinion Way à la limite de la décence puis LCI qui déverse son tout contre Ségolène Royal sur son son antenne. Les autres instituts de sondage ne sont pas en reste et délivrent leur fumet de résultats sur les médias suisses et belges ce samedi et dimanche, comme si ça ne suffisait pas.

Encore plus pernicieux, ces dépêches d’agences qu’on a vu fleurir ce samedi pour contourner habilement la loi électorale. On ne parle pas de l’élection certes, mais de cette fête improvisée (mon oeil, va!) Place de la Concorde si jamais le petit Nicolas Sarkozy Iznogoud est élu et de ce côté-là c’est la foire aux enchères pour amadouer les électeurs du petit Nicolas Sarkozy : on annonce une fête puis un concert avec Johnny avec Faudel et bientôt sans doute Doc Gyneco dans les invités surprise. N’en jetez plus, la coupe est pleine!

Samedi 5 mai à 15h25, Reuters ouvre le bal puis c’est au tour de l’AFP (dont le grand manitou est un bon pote du petit Nicolas Sarkozy, ceci explique cela… lire l’article sur Pierre Louette Sarkozy) de surenchérir en passant dans sa dépêche du conditionnel au futur. Sur Betapolitique, on relève aussi ces énormités.

Ariane Mnouchkine, le cri du coeur pour ne pas voter pour le petit Nicolas Sarkozy

Ariane Mnouchkine, femme de théâtre, explique pourquoi il ne faut pas voter pour le petit Nicolas Sarkozy ; un cri du coeur, un cri de son coeur. C’est beau et si vrai :

« Alors, vous allez vraiment faire ça ?
Vous les plus purs que d’autres, les plus intelligents que d’autres, vous les plus subtils, vous les cohérents, vous les fins stratèges, vous allez faire ça ? Vous, les à qui on ne la fait plus, les durs du cuir, vous allez vraiment, en ne votant pas pour elle, voter pour lui?
Vous allez vraiment faire ça ? Vous allez le faire ?
Vous, les vrais de vrais de la gauche vraie, vous allez faire ça ? Pour cinq ans ! Pour cinq ans, peut-être dix, vous allez faire ça ?
Vous, les toujours déçus de tout, vous les amers, les indécis décidés, les lave plus blancs que blanc vous allez faire ça ?
Mais pourquoi ? Parce que quoi ? Parce que jupe ? Parce que  talons hauts? Parce que voix ? Parce que sourire, cheveux, boucles d’oreilles? Parce que vraie ?
Il n’y a rien qui vous aille dans son programme à elle, rien ? Pas cinquante propositions sur les cent ? Pas vingt ?  Pas dix ? Pas une ? Vraiment, rien du tout ?
Trop de quoi ? Pas assez de quoi?
Pas assez à gauche ? On voudrait, quitte à tout perdre, une campagne à gauche toute ?
Mais même l’extrême gauche, cette fois-ci, au deuxième tour ne joue plus à ce jeu-là. Peu importe, vous, vous allez y jouer ?
Le résultat du 21 avril 2002 ne suffit pas ? Non. On le refait en 2007, mais en mieux. Pas au premier tour, non, carrément au deuxième. C’est plus chic.

Que ceux qui ressemblent à Nicolas Sarkozy, ou qui croient qu’il leur ressemble, que ceux-là votent pour lui, quoi de plus normal. Que ceux qui lui font sincèrement confiance pour améliorer leurs dures vies, que ceux-là l’acclament et votent pour lui, quoi de plus normal. C’est même estimable.
Que les grands patrons votent Nicolas Sarkozy, pas tous d’ailleurs, loin s’en faut, non, mais par exemple les grands patrons de presse, qu’on a vu si nombreux, si heureux, à Bercy dimanche, qu’ils votent pour leur copain, qui va vraiment améliorer leurs belles vies, c’est moins estimable, mais quoi de plus normal?

Mais vous, une respiration possible, un air nouveau, un espace de travail politique, une chance espiègle, ça ne vous dit rien ? Vraiment rien? Mais qu’est-ce qui vous fait si peur ?
Les Italiens ont enfin chassé Berlusconi, les Espagnols, après une grande douleur révélatrice, se sont débarrassés  d’Aznar, et voilà que nous, à quelques milliers de voix près, nous allons repasser le plat de la droite dure ? 

Il y a un pari à prendre contre une certitude sombre, et vous ne pariez pas ?
Quels désirs obscurs allez-vous satisfaire ? De qui donc, de quoi êtes-vous secrètement solidaires. Ce ne peut-être que du bien de ceux qui ont besoin, vitalement, de mieux être. Vitalement. Maintenant.
Supporterez-vous dimanche soir d’apprendre  qu’il a manqué une voix ? Une seule. La vôtre.
Je vous en supplie. »

La mainmise du petit Nicolas Sarkozy sur la Presse française

Ce qu’on aime avec la Presse suisse, c’est sa liberté de ton. En janvier 2007, Le Matin se lâche avec des articles qui décrivent le jeu médiatique du petit Nicolas Sarkozy et poum en 2 actes…

Mainmise sur la presse tricolore (LIAISON DANGEREUSE Depuis 2002, Nicolas Sarkozy a placé des hommes à lui dans presque toutes les rédactions parisiennes, dans la presse écrite comme dans la presse audiovisuelle),

« Maire de Neuilly, dans la région parisienne, et président des Hauts-de-Seine, le département le plus riche de France, Nicolas Sarkozy courtise de longue date les patrons de presse, qui sont souvent ses administrés, comme autrefois Robert Hersant, propriétaire du Figaro et de 30% de la presse française, et aujourd’hui Martin Bouygues, le patron de TF1, dont le journal télévisé est regardé par 8 millions de personnes. «Il est non seulement l’ami des patrons de presse, mais il est aussi l’ami des rédacteurs en chef et des chefs des services politiques qu’il appelle tout le temps au téléphone. Sarkozy s’est aussi constitué une cour de sans-grade qui espionnent pour lui à l’intérieur des rédactions, recevant en compensation des informations exclusives ou des promesses de promotion», raconte un enquêteur connu de la presse parisienne.

Le climat est devenu tellement étouffant que ce journaliste demande non seulement que son nom n’apparaisse pas, mais que son journal ne soit pas mentionné non plus. «Je suis contraint de me méfier de mes propres collègues», déplore-t-il. Ministre de l’Intérieur, à la tête de deux services secrets, la DST et les Renseignements généraux (RG), Nicolas Sarkozy est un homme tout-puissant. Alors que ses «amis» journalistes sont abreuvés de scoops sur la délinquance ou sur le terrorisme, les autres rédacteurs se retrouvent au pain sec: les policiers ne leur parlent plus. Pire, ils découvrent que les Renseignements généraux ne font pas seulement des enquêtes sur les collaborateurs de Ségolène Royal, la candidate socialiste, comme Bruno Rebelle, ancien directeur de Greenpeace. Mais qu’à l’occasion, ils s’intéressent aussi à la vie privée des rédacteurs un peu trop à gauche. «Un proche de Sarkozy vous appelle au téléphone et lâche le nom de votre maîtresse, menaçant de le faire savoir à votre épouse si vous ne devenez pas davantage conciliant avec le candidat de l’UMP», s’étrangle un journaliste du Figaro. Un proche de Sarkozy que Karl Laské, journaliste à Libération appelle carrément «le lanceur de boules puantes». »

«La face karchée de Nicolas Sarkozy»,

« Philippe Cohen, patron de la rubrique économique à Marianne et auteur d’une BD intitulée «La face karchée de Sarkozy» ne cache pas son hostilité au candidat de l’UMP.

«Pour Sarkozy, la communication devient l’action politique, totalement détachée du réel. Agir, c’est montrer. Or, son action au Ministère de l’intérieur est catastrophique», constate le journaliste. Il critique autant Nicolas Sarkozy que les journalistes parisiens qui n’enquêtent pas. «Mes confrères ont apprécié ma bande dessinée, mais ils n’ont pas enquêté pour vérifier mes informations, notamment lorsque je révèle qu’un patron d’une chaîne de télévision proche deTF1 était appointé par Sarkozy», dénonce Philippe Cohen. « 

Azouz Begag : Un mouton dans la baignoire

Dans le livre du Ministre Azouz Begag « Un mouton dans la baignoire » qui sera dans les bonnes librairies dès mercredi, des éléments à charge sur le petit Nicolas Sarkozy dont Le Figaro retient des extraits. Azouz Begag : Nicolas Sarkozy, « mon ennemi de l’Intérieur ».

« Mais Begag va plus loin, et met directement en cause Sarkozy. Il relate notamment un coup de téléphone, après qu’Azouz Begag a lancé lors d’une visite à Marseille : «Je ne m’appelle pas Azouz Sarkozy». Nicolas Sarkozy lui aurait alors «passé un savon tellement incroyable» qu’il n’a pu s’«empêcher de le consigner sur le champ».  Et le sociologue de citer le ministre de l’Intérieur d’alors : «Tu es un connard, un déloyal, un salaud ! Je vais te casser la gueule ! J’en ai rien à foutre de tes explications ! Tu vas faire une dépêche à l’AFP pour t’excuser, sinon je te casse la gueule», aurait crié Nicolas Sarkozy, avant de lui demander de «ne jamais plus lui serrer la main à l’avenir». Le ministre délégué raconte également le mépris que lui témoignent les proches du candidat de l’UMP. «Allez, fissa, sors de là ! Dégage d’ici, je te dis, dégage !», lui aurait ainsi lancé Brice Hortefeux le 11 octobre 2006, sur les bancs de l’Assemblée. »

Rachida Dati, scoop vidéo : « Ministre de la rénovation urbaine à coup de Karcher »

Lors d’un entretien courant février avec Paul Wermus pour VSD, Rachida Dati, porte-parole du petit Nicolas Sarkozy fait un humou très noir dont elle aurait pu se passer. Pris au jeu de la caméra, elle déclare en présence de Bruno Julliard, leader syndicaliste étudiant de l’UNEF qu’elle deviendra « Ministre de la rénovation urbaine à coup de Karcher » enchaînant sur les propos de Paul Wermus.

La bonne blague est ignoble et montre ce racisme, ce vomissement et ce côté nauséabond porté par la Droite UMPienne et son représentant le petit Nicolas Sarkozy qui est prêt à tout pour marcher sur les relents du belliqueux Jean-Marie Le Pen.

Le scoop a été révélé ce soir par La Télé Libre avec preuve à l’appui de la vidéo.

A gerber! Merci de diffuser cette vidéo sur vos blogs!

Le beau-frère du petit Nicolas Sarkozy impliqué dans une histoire pas très nette : la vente de la Salle Pleyel

Le Monde du 30 mars raconte une histoire croustillante qui suppose de drôles de pratiques dans la famille Sarkozy au moment de la vente de la Salle Pleyel. L’article de Jacques Follorou Questions sur le rôle d’un beau-frère de M. Sarkozy dans la vente de Pleyel tend à démontrer le passage en force du cabinet Sarkozy (alors au Ministère des Finances) dans cette affaire au bénéfice d’un membre de la famille de la mère matrone Cécilia Sarkozy. Une affaire qui n’a pas le relent de cette exigence de l’Etat que ne cesse de prôner le petit Nicolas Sarkozy dans ses discours et apparitions publiques. Et si Le Canard Enchaîné et d’autres enquêtaient sur cette affaire plus avant qui ne fait pas encore la une des médias ?

« Rouverte le 1er septembre 2006, la Salle Pleyel, haut lieu de la musique parisienne, est un succès. Les mélomanes savent moins que son acquisition par l’Etat, en 2004, a laissé un souvenir très mitigé au ministère des finances, dirigé par Nicolas Sarkozy de mars à novembre 2004.

Le vendeur a réalisé une belle affaire. Hubert Martigny, cofondateur d’Altran, société de conseil en haute technologie, l’a acquise pour 9 millions d’euros en 1998. Quand il la cède, en 2004, à l’Etat, par le biais d’un bail assorti d’une cession à terme, il valorise son actif à près de 90 millions d’euros après avoir fait 33 millions d’euros de travaux.
 
« L’Etat a été pris en otage par un contrat qui a été modifié après mon départ du ministère de la culture », assure, pour sa part, Jean-Jacques Aillagon, initiateur du projet Pleyel, mais absent de sa finalisation après avoir quitté le gouvernement en mars 2004.

Un membre du service des Domaines, à Bercy, chargé de l’immobilier de l’Etat, opposant à cette opération, relate aujourd’hui « un passage en force du cabinet Sarkozy ». Et la récente découverte de la présence du beau-frère de M. Sarkozy dans le montage de l’affaire alimente les interrogations.

« Je m’occupais de l’ingénierie financière du projet, affirme au Monde Christian Ciganer, frère de Cécilia Sarkozy. J’ai travaillé avec le ministère de la culture, mais je n’ai pas évoqué ce dossier avec M. Sarkozy, cela aurait été déplacé en termes de compétences. » « Je ne savais pas, jure Claude Guéant, alors directeur de cabinet de M. Sarkozy, que M. Ciganer travaillait sur ce dossier. »

Quand M. Martigny acquiert la Salle Pleyel en 1998, la gestion se révèle plus complexe que prévu : il faut rénover l’acoustique ; l’Orchestre de Paris, locataire, entre rapidement en conflit avec son épouse, nommée gérante de la salle ; des professionnels résidents ne paient pas leurs loyers. En 2002, M. Martigny jette l’éponge et veut céder Pleyel à l’Etat. M. Ciganer est embauché par Arnaud Marion, l’homme de confiance de M. Martigny.

En décembre 2003, un protocole d’accord est signé entre M. Aillagon et M. Martigny : l’Etat sera locataire pendant vingt ans pour un loyer annuel de 1,8 million d’euros et le vendeur doit réaliser 20 millions d’euros de travaux pour livrer une salle de niveau international. « A ce stade, avec un bail de vingt ans, assure Guillaume Cerruti, directeur de cabinet de M. Aillagon, passé à la tête de la direction de la concurrence à Bercy, l’Etat faisait une bonne affaire. »

Après quelques doutes, son successeur, Renaud Donnedieu de Vabres, reprend les négociations avec l’équipe Martigny. « La mise en examen de M. Martigny (le 19 juillet 2004, dans l’affaire des comptes d’Altran) a troublé les pouvoirs publics, mais (le ministère de) la culture devait trouver un lieu pour l’orchestre de Paris, en pleine ébullition », rapporte le directeur général de la Cité de la musique, Laurent Bayle, dont dépend aujourd’hui la Salle Pleyel.

Bercy résiste. La mission interministérielle de valorisation du patrimoine immobilier de l’Etat (Mivpie) s’émeut, alors, « du problème de la valorisation du bien acquis par l’Etat », note son délégué général, Jean-Pierre Lourdin.

Selon M. Guéant, les Domaines, la Mivpie, la direction du budget et les affaires juridiques s’inquiétaient des termes du contrat. Ils refusent d’entériner le fait que le loyer payé par l’Etat serve à réhabiliter la salle de concert mais aussi les bureaux qui y sont attachés.

Le loyer de ses bureaux de grand standing sera perçu par le seul bailleur. « Soit 1,5 million d’euros par an et des loyers non capés », relève M. Ciganer. L’Etat ne touche pas un euro de loyer sur un immeuble dont il paye la rénovation : les travaux de la salle de concert sont donc de fait à la charge du locataire.

« Pour nous aussi, la pression était maximale, dit M. Marion. Nous avons signé, le 16 juillet, le contrat de promotion immobilière sans avoir signé avec l’Etat et, le 19, M. Martigny était en garde à vue. »

Le ministère de la culture tente de passer en force et adresse à M. Sarkozy une demande de « passer outre » l’avis des services des finances. Pour y répondre, M. Guéant convoque, le 17 septembre 2004, les services récalcitrants qui réitèrent leur opposition.

M. Sarkozy, arguant de l’urgence du déblocage, donne son feu vert, le 22 septembre, à la faveur d’un argument qui fait fléchir les Domaines. « Nous avons trouvé la solution, se félicite M. Ciganer, en cédant le tout pour 1 euro au terme d’un bail de cinquante ans, l’Etat devenait propriétaire et pouvait donc assumer les travaux. »

Jamais l’Etat n’a signé de bail aussi long et le prix payé sera encore plus lourd lorsque M. de Villepin annoncera, en 2006, la création d’une grande salle de concert à Paris ; Pleyel perdant, alors, de sa valeur marchande.

« Il était impératif que Pleyel rouvre ses portes, tranche M. Guéant, et que Paris retrouve son standing en matière de salle de concert, la modification des termes de la négociation a permis de débloquer la situation. » »